Œuvres de fiction
Depuis 2003, Les Éditions GID s’ouvrent aux œuvres de fiction. Voilà une histoire à suivre dans cet espace infini qu’est l’imaginaire, le lieu de tous les possibles.

À L’OMBRE DE MON CUBICULE

Auteure : Moïra Dompierre
Roman de 184 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 19,95 $
ISBN-10 : 2-922668-46-0
ISBN-13 : 978-2-922668-46-9

Présentation de l’auteure
Après des études en communications à l’Université du Québec à Montréal, Moïra Dompierre termine une maîtrise en littérature québécoise à l’Université Laval. Coordonnatrice du Département d’esthétique, histoire de l’art et cinéma au cégep de Sainte-Foy, elle y enseigne aussi le cinéma depuis 1996. Elle a déjà réalisé un court métrage et publié deux recueils de poésie.

Présentation du roman
À l’ombre de mon cubicule expose avec humour et vivacité les grandeurs et misères de fonctionnaires encarcanés dans les méandres de la bureaucratie.

Extrait
« Aujourd’hui, au terme de cinq mois de travail intensif, l’équipe dont je fais partie n’a toujours pas accouché du bébé demandé par le Système. Occasionnellement, nous nous livrons à une sorte de jeu de symptômes allant de pair avec l’attente de la délivrance : une dépression évitée par Catou, une crise de paranoïa aiguë de la part du patron, un divorce potentiel pour Paul et des poches sous les yeux des contractuels. Ajoutons la présence de quelques fous du roi. Je crois faire partie de la dernière catégorie avec, cependant, des moments de lucidité.

Dès le départ, j’ai cru bon et plus amusant de garder le sourire, de jouer l’innocence. Je crois que le patron s’en aperçoit.
»

MME J.A. TREMBLAY, ÉPICIÈRE

Auteur : Jacques Saint-Gelais Tremblay
Roman de 200 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur, reliure souple

Prix de détail : 19,95 $
ISBN-10 : 2-922668-73-8
ISBN-13 : 978-2-922668-73-5

De Baie-Saint-Paul à Montréal jusqu’à Paris, l’auteur, Jacques Saint-Gelais Tremblay, a œuvré dans différents milieux à titre de directeur d’un centre culturel, de commissaire aux libérations conditionnelles du Québec, de formateur pour personnel d’accueil en Europe et au Canada. Il a choisi, en s’inspirant de la vie de sa mère ? une femme d’exception?, de faire revivre par ce premier roman les misères d’une époque ou bon nombre de femmes soumises à l’Église devaient élever de grosses familles sans argent, et souvent sans leur mari. Elles avaient en commun la volonté de réussir et un amour brisé qui palpitait encore en secret.C’est ainsi qu’une grande part de notre histoire s’est écrite : avec l’encre du cœur!

Extrait
«Vendredi saint, avril 1955. Jacques, six ans, le dernier de la famille, est assis avec sa soeur Jasimne à la fenêtre du deuxième au bout de l’escalier...
Sa grande soeur rappelle la chance qu’ils ont d’être catholiques et canadiens-français. Les protestants iront en enfer. Pendant ce temps, Germaine, la mère épicière, prend quelques minutes de repos dans la chaise berçante. Elle s’écoute réfléchir.
En ce vendredi saint, un peu de répit ça se prend bien! Le village est à l’office. Le magasin est vide. Par la porte communicante, dans sa cuisine, vêtue d’une robe ample et d’un tablier déjà sale à mi-journée, elle peut surveiller l’arrivée d’un client. Mais tout est tranquille!
«Ces jours saints, ils vous font saigner l’âme.»
Déjà quatre ans de veuvage avec six enfants à sa charge. Depuis le décès de Jos, elle gère la petite épicerie attenante à la maison avec l’aide des plus vieux.
»

L’OLIVIER DE LIMOILOU

Auteure : Huguette Poitras
Roman de 256 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 24,95 $
ISBN 978-2-89634-002-6

Présentation de l’auteure
Huguette Poitras est professeure de français au Cégep de Sainte-Foy. Elle possède un doctorat en création littéraire. L’olivier de Limoilou est son premier roman. Elle a été critique de cinéma pour la revue Séquences et a écrit divers articles publiés dans L’Actualité, Le Devoir, Le Soleil, ainsi que des poèmes épars lus lors de récitals de poésie. Dans ses intrigues, elle s’intéresse particulièrement à intégrer d'autres dimensions que le réel, faisant revenir les morts et intervenir des personnes d’autres œuvres ainsi que des forces surnaturelles dans le modeste quotidien dont la banalité n'est qu’apparente.

Présentation du roman
«Toute vie est une création, une fiction», explique le poète Homère à Athéna dans une ruelle de Limoilou. Athéna tente de favoriser le destin de Marie, une fillette de dix ans, avant qu’il ne bascule dans la tragédie. Mais les Parques, araignées de l’Olympe, continuent à tricoter insensiblement l’odyssée de Marie. Pendant qu'à la radio Dalida entonne son tube Ciao, ciao, bambina; Marie sillonne les rues et ruelles de Limoilou et de Québec à la recherche de sa vérité. Deux Maries surgiront dans sa vie. Entre la tragédie de la bouchère assassinée et la comédie de sa rencontre loufoque avec Michel Tremblay et Manitas de Plata, Marie navigue sur les eaux troubles de sa jeune vie. Autour d’elle, réalité et fiction se confondent et brouillent les pistes. Sommes-nous tous des personnages?

LE SILENCE DES GRANDS JARDINS
suivi de La fin du silence

Auteure : Francine Saint-Aubin
Récit de 96 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 19,95 $
ISBN 978-2-89634-004-0

Présentation de l’auteure
Francine Saint-Aubin a consacré plusieurs années à une étude de l’histoire et de la toponymie du parc national des Grands-Jardins, dans l’arrière-pays de Charlevoix, comté qu’elle habite depuis 1985. Cette recherche lui a inspiré Le silence des Grands Jardins, son deuxième ouvrage de fiction. Elle a signé des articles dans la Revue d'histoire de Charlevoix et elle publie régulièrement de la prose et de la poésie dans L’Embarcadère, revue de la Société littéraire de Charlevoix.

Présentation du roman
Un mystère plane sur les fameux Grands Jardins des hauts plateaux de Charlevoix. Pourquoi, au début du XXe siècle, les caribous ont-ils déserté cette contrée qu’ils habitaient depuis toujours? On les comptait pourtant par milliers quelques décennies plus tôt! Une historienne obsédée par cette énigme jamais résolue cherche à percer le secret gardé par deux vieux crânes de caribous retrouvés dans une crevasse. Un jour où elle est seule dans le parc, un silence oppressant la trouble. C’est alors que surgissent, à travers sa fatigue et son agitation, des fantômes qui lui révèlent, chacun de son point de vue et dans son langage particulier, une part de vérité sur cette étrange disparition. Sur un ton plus léger, le deuxième récit, La fin du silence, remet en scène notre historienne quelques années plus tard. Cette fois elle est confrontée à des visiteurs plutôt curieux dont le plus étonnant est sans contredit le soi-disant «dégénéré» qui a le mérite de remettre les pendules à l’heure.

LE PAYS AU BOUT DU FLEUVE

Auteure : Sylvie Gobeil
Roman de 236 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 24,95 $
ISBN 978-2-89634-005-7

Présentation de l’auteure
Native de la ville de Québec, Sylvie Gobeil a fait un baccalauréat en lettres à l’Université Laval. L’histoire, la généalogie et l’écriture la passionnent depuis toujours. Elle sort de l’ombre et du silence ces hommes et ces femmes ordinaires qui ont façonné notre histoire. Elle fait revivre sous nos yeux leur quotidien rempli de joies, de peines, de peur et de doute. Ce premier roman est le fruit d’une longue recherche historique. Mère de deux enfants, l’auteure vit sur la rive sud de Montréal depuis plusieurs années. Elle écrit actuellement la suite de cette saga familiale qui nous plonge au cour de la Nouvelle-France.

Présentation du roman
Un après-midi de l’été 1665, au port de La Rochelle, Jeanne attend le signal de l'embarquement. Discrètement, elle surveille ses quatre filles qui jouent près du navire. Jean Gobeil, son mari, déborde d’enthousiasme à l’idée du départ, une décision qu'il a prise et à laquelle Jeanne a consenti par amour. Tout quitter pour le pays du non-retour l’effraie. «Jean ne vous entraînerait pas dans une aventure insensée. Fais-lui confiance», lui a conseillé sa mère. Malgré la foi en son homme, rien n’a préparé la jeune femme de 24 ans à ces neuf semaines en mer avant d'atteindre la ville de Québec. Jeanne affronte le premier hiver en Nouvelle-France avec un courage teinté de nostalgie. La France lui manque. Partout, elle n’aperçoit que de la neige et de la forêt. «Comment résister?», se demande-t-elle. Jean la rassure. Ensemble, ils défrichent et cultivent leur lopin de terre à l’île d’Orléans. Deux autres filles et deux garçons viennent compléter la famille. Couple d’exception dans ce Québec du XVIIe siècle où mariage ne rime pas nécessairement avec amour, Jeanne confie à l'une de ses filles : «Jamais je n’ai laissé le travail prendre le dessus sur l'amour». Une vie chargée d’émotions que celle de Jeanne, la Poitevine! Une vie où l’amour qui l’unit à Jean triomphera. même au-delà de la mort.

LA COULEUR DU SANG

Auteure : Nora Atalla
Roman de 408 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 32,95 $
ISBN 978-2-89634-009-5

Présentation de l’auteure
Lauréate en 2007 de cinq prix littéraires, dont le Premier prix du Libraire et le Premier du Rêve, l’un pour une nouvelle et l’autre pour un conte, Nora Atalla a également remporté en 2006 le Grand Prix de l’Union des Poètes francophones à Bruxelles et le Premier prix de la Francophonie de Regards à Nevers, de même que de nombreux autres prix et distinctions en Europe. Les caprices du hasard l’ont amenée à vivre en République démocratique du Congo (ex-Zaïre). En 2005, elle s’établit dans la ville de Québec. Romancière, poète et nouvelliste, maintes fois publiée, Nora Atalla œuvre dans le domaine de l’écriture et se consacre à promouvoir la langue française.

Présentation du roman
Dans un pays où règnent une dictature aveugle et une misère sans nom, Hubert Martens, un petit garçon de sept ans, se voit exilé en Belgique. Devenu homme, une colère intérieure et un désir farouche pour la vengeance et le succès le pousseront à y retourner pour réussir là où avait échoué son père. Tout au long de son existence – qui sera jalonnée d’écueils, de morts et de douleur –, Hubert Martens côtoiera des expatriés, des exilés et des apatrides, ainsi que de nombreux Zaïrois qui, d’une manière ou d’une autre, marqueront sa vie. La couleur du sang met à nu le colonialisme belge et le régime mobutiste, dénonçant les tourments d’un peuple qui n’en finit plus de s’enliser dans les luttes du pouvoir. Blancs et Noirs, toutes nationalités confondues, subissent les contre­coups de la guerre, de l’anarchie et de la corruption qui font rage dans un Congo belge qui deviendra le Zaïre.

UNE ESCALE À KINGSEY FALLS

Auteure : Nora Atalla
Roman de 120 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 19,95 $
ISBN 978-2-89634-034-7

Présentation de l’auteure
Nora Atalla est lauréate de plusieurs prix littéraires en Europe, dont l’Apollon d’Or 2008 de Poésie vivante. En 2007, l’écrivaine et poète avait remporté cinq prix littéraires, dont le Premier prix du Libraire (nouvelle) et le Premier prix du Rêve (conte) de Regards; et en 2006, le Grand Prix de l’Union des Poètes francophones et le Premier prix de la Francophonie de Regards. Nora Atalla est également l’auteure de Divagations bohémiennes (poésie) et La couleur du sang, un roman paru aux Éditions GID en 2007. Les caprices du hasard l’ont amenée à vivre au Congo (RDC). Après une escale à Kingsey Falls de trois ans, en 2005, elle s’établit dans la ville de Québec.

Présentation du roman
Dans un petit village québécois de la région des Bois-Francs, plus précisément à Kingsey Falls, prennent vie divers personnages issus de l’imaginaire surréaliste de l’écrivaine. Après son premier roman – La couleur du sang –, où le principal protagoniste est le Congo (RDC), Une escale à Kingsey Falls devient la plaque tournante des arrivées et des départs, et du multiculturalisme. Vingt-deux brefs chapitres avec chacun son héros, et chaque héros se démenant, tantôt dans les affres de l’exil, tantôt avec ses démons ou avec ses amours; chacun habité de ses fantômes ou de ses regrets, et chez qui fait son chemin la passion, tout comme la compassion. Des personnages excentriques à souhait, aux noms imprononçables, qui évoluent au sein d’une communauté québécoise qui leur ouvre généreusement les bras. Vingt-deux chapitres, dans lesquels, à la manière des navigateurs de l’incommensurable, Nora Atalla sonde les âmes des uns et des autres, explore le temps et l’espace, le déracinement, l’isolement et la mémoire.

L’HOMME QUI NE VOULAIT PAS VIEILLIR

Auteur : Robert Genest
Roman de 192 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 24,95 $
ISBN 978-2-89634-035-4

Présentation de l’auteur
Après avoir complété des études classiques et obtenu un baccalauréat en éducation physique, Robert Genest connaît une belle carrière en éducation. Pendant toutes ces années et encore aujourd’hui, il se garde du temps pour la littérature et la philosophie, deux de ses passions les plus tenaces. Il a été très influencé par les classiques français, dont Proust, qui demeure de loin son auteur préféré, et par la philosophie, plus particulièrement la philosophie orientale qui occupe une grande place dans sa vie.

Présentation du roman
À l’occasion de son cinquantième anniversaire de naissance, un peintre, atteint de la maladie de Parkinson, invite ses amis les plus chers à venir célébrer dans un salon funéraire qu’il a transformé en piano bar. Il entraînera ceux-ci dans son passé et leur rappellera certains événements importants qu’ils ont vécus ensemble. Peu à peu, il leur dévoilera l’étendue de sa maladie et exposera ses craintes face à la vieillesse, à l’impotence et à la dépendance. Il précisera son intention de mourir en santé pendant qu’il en est encore temps… Une ode à l’amitié et à la liberté.

QUELQUE CHOSE DE LUI

Auteure : Lise Vekeman
Roman de 180 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 24,95 $
ISBN 978-2-89634-037-8

Présentation de l’auteur
Née à Québec, Lise Vekeman y habite toujours. Elle y écrit aussi. Parallèlement à des études en philosophie puis en sociologie, disciplines pour lesquelles Lise Vekeman détient une maîtrise, elle se met à l’écriture de fiction. Dès lors, recueil de poésie, essai, nouvelles et romans prennent forme. L’écriture de fiction devient très vite un pivot de sa vie. Un mode d’accès au réel. Depuis vingt ans, l’auteure fait partie de la Clinique d’écriture de fiction du GIFRIC. Elle est membre de l’Union des écrivains et écrivaines québécois. Le roman, Quelque chose de lui, est son huitième livre.

Présentation du roman
Une sportive qui boite. Un accident définitif. Un billet amoureux ambigu. Autant de drames, quand on a passé sa vie à se protéger des autres. Camille Nolin. Trente-six ans. Habite Québec, tout près des Plaines. Avant Simon Harel, elle n’avait peur de rien. Ne voulait surtout pas s’attacher. Mais voilà qu’il arrive, lui, cet homme qu’elle aimera jusqu’à la déraison des gestes, jusqu’au doute meurtrier. Camille a-t-elle joué sa vie sur de fausses certitudes ? Brisée, elle se raconte à Vincent, un ami. Mais que peuvent les mots contre la souffrance?

LE VOL DE L’AIGLE PÊCHEUR

Auteur : Raymond Breau
Roman de 504 pages
Format : 5,5" x 8,5"
Couverture couleur; reliure souple

Prix de détail : 29,95 $
ISBN 978-2-89634-038-5

Présentation de l’auteur
Raymond Breau est d’origine acadienne, Diplômé de l’Université de Montréal en 1970, il est spécialisé en animation culturelle et éducative, une profession qu’il exerce toujours sous une forme ou une autre. Raymond Breau est aussi chansonnier et compte à son actif quelques disques. La création est la principale passion qui l’habite et qu’il tient à transmettre.

Présentation du roman
Ce livre aurait pu se restreindre au récit d’une enfance malheureuse, tellement il décrit, en mots déchirants de réalisme, l’histoire d’un enfant dont le parcours est stigmatisé par le destin. Mais quand on connaît le cheminement de Raymond Breau, on comprend qu’il ait plutôt choisi l’analogie du vol de l’aigle pour propulser son récit. Celui qui se souvient de sa chanson Refaire un pays, enregistrée en 1974 et encore d’actualité chez ceux qui refusent la logique du défaitisme, celui-là peut comprendre le choix du symbole de l’aigle pêcheur, ce baromètre de notre combat écologique, pour désigner la direction de ce livre, et aussi la trame profonde de toute son œuvre, tant artistique que sociale et culturelle, autant en Acadie qu’au Québec. Écrit dans les mots de l’enfant cherchant à comprendre le sens des gifles que la vie balance, à lui et à sa famille, ce livre fera rire mais aussi tirera une larme. Jamais l’envie ne vient de mettre de côté avant la fin le récit autobiographique de cet artiste, auteur, compositeur et écrivain qui ne cesse de nous étonner.

Extrait
Cette nuit, j’ai rêvé à l’aigle. Même qu’il m’a parlé. Il m’a dit qu’il reviendrait et qu’il m’expliquerait tout ce que personne ne peut comprendre : pourquoi dada a été malade, pourquoi maman est aussi allée voir le docteur, et tout ce qui pourra nous arriver dans l’avenir. Il m’a aussi dit que les enfants peuvent l’entendre parler et qu’il est gentil avec ceux qui ne lui tirent pas les plumes. Ce qui exclue les Indiens qui en font des coiffures colorées, et ma petite sœur, qui a arraché tous les cheveux de sa poupée. Tout en dormant, j’ai quand même réussi à lui poser quelques questions embêtantes :
– Comment pourras-tu me parler si tu es parti pour le Sud ?
– Tu me verras à chaque fois que tu penseras à moi.
– Mais je ne t’ai jamais vu.
– Tu m’as entendu. Et tu me vois dans ta tête.